L’apprentissage automatique, c’est quoi ?

Ces derniers temps, le terme de machine learning ou apprentissage automatique est sur toutes les lèvres dès lors qu’on parle d’intelligence artificielle et semble s’appliquer à de nombreux domaines. A tel point que l’on peut avoir du mal à cerner de quoi il retourne au juste, et quel rapport cette technologie en évolution constante peut entretenir avec le référencement naturel.

Sans rentrer dans des subtilités techniques complexes, le machine learning désigne le fait de rentrer un grand nombre de données dans un ordinateur ou un logiciel pour lui apprendre à les trier et à en tirer des règles ou, pour faire simple, des conclusions.

Quelques exemples concrets d’apprentissage automatisé

Ainsi, en 1996, l’ordinateur Deep Blue battait pour la première fois le champion du monde d’échecs Garry Kasparov lors d’une partie après avoir appris les règles du jeu en étudiant les coups des grands maîtres. Après avoir perdu le match composé de 6 parties face au Russe, il obtint enfin la victoire lors de la revanche un an plus tard. Le machine learning, dont le terme est apparu officiellement en 1959, allait connaître une évolution foudroyante !

En pleine expansion depuis une dizaine d’années, l’apprentissage automatique est partout : c’est l’algorithme de Spotify qui apprend à vous connaître à mesure que vous écoutez de la musique pour vous faire des suggestions de plus en plus affinées, ou encore l’outil qu’utilisent banques et assurances pour définir si le profil de tel client présente ou non un risque élevé.

Le machine learning, comment ça marche ?

Pour comprendre comment s’effectue l’apprentissage de la machine, il faut savoir que celui-ci peut s’effectuer de différentes manières. Lorsque les données sont étiquetées (c’est-à-dire lorsqu’on connaît déjà les règles qui les sous-tendent ou les réponses à leur apporter), on parle d’apprentissage supervisé : le programme apprendra à les classer.

Si ce n’est pas le cas et que le programme doit déterminer de lui-même la structure des données, il s’agira d’apprentissage non-supervisé. D’autres cas de figures intermédiaires existent (apprentissage par renforcement, transfert…), mais l’apprentissage supervisé et non supervisé restent les deux grands piliers du machine learning.

Pour simplifier les choses, on peut voir l’intelligence artificielle programmée autour du machine learning comme une entité vivante toujours en mouvement. A l’image du cerveau humain, des connexions vont se créer au fur et à mesure de l’apprentissage ou à chaque fois que des données sont intégrées. C’est ce qui rend cet outil si puissant !

Comme nous, il progresse à mesure qu’on lui apporte des informations, à la différence près que ses capacités de calcul lui permettent d’effectuer très rapidement (et parfois quasi-instantanément) des tâches dont nous serions bien en peine de nous acquitter seuls. L’apprentissage automatique est donc particulièrement indiqué lorsque les données à traiter sont nombreuses et les solutions multiples.

L’apprentissage automatique : une nouvelle donne qui bouleverse le SEO

Mais alors, comment cela peut-il s’appliquer au SEO ? La réponse tient en un mot : RankBrain . Né en 2015, cet algorithme est aujourd’hui le troisième critère utilisé par Google pour définir la place d’une page dans les résultats de recherche. Il sert à deviner les besoins précis de l’internaute lorsque celui-ci effectue une recherche complexe. Comme nous vous l’expliquions plus en détail dans notre article dédié, Google ne tient plus seulement compte de la présence d’un mot-clé au sein d’une page, mais de son sens, afin de juger de sa pertinence.

Si vous effectuez une recherche en ligne sur l’histoire du groupe de rock Queen, vous ne voulez sans doute pas que Google vous suggère des pages de biographie sur la reine Elizabeth II ! RankBrain analysera ainsi votre requête pour faire la différence entre les deux.

RankBrain : des résultats uniques pour une requête

Autre facteur déterminant : les données accumulées sur l’internaute, qui permettent d’affiner les propositions. Si l’on en revient à notre exemple avec Queen, on peut par exemple imaginer qu’un internaute qui tape “queen paroles” a pu, soit juste auparavant, soit par le passé, effectuer des recherches sur le groupe depuis Google, ou rechercher des paroles de groupes de rock. Cela permettra ainsi à RankBrain de déterminer que c’est bien des paroles de chansons que vous recherchez, et non des citations de discours de la reine d’Angleterre, par exemple.

L’objectif de l’algorithme de Google est simple : proposer des résultats  propres à la requête précise de cet internaute. Une vraie révolution! Chaque résultat de recherche devient unique.

Autrefois cantonné aux requêtes les plus complexes (ou longues) des internautes, le recours à RankBrain tend aujourd’hui à se généraliser de plus en plus. Pas moyen d’y échapper !

L’expérience utilisateur au cœur de cette évolution

Pour les entreprises, s’adapter à cette nouvelle donne devient alors essentiel pour trouver des prospects de qualité. L’expérience utilisateur, déjà très importante en marketing, devient primordiale. En plus de l’optimisation de vos pages et de l’attention accordée au maillage interne, il faudra évaluer si vos contenus sont adaptés à votre cible, puis développer le cocon sémantique autour de votre activité, effectuer une veille concurrentielle minutieuse, et, surtout, proposer des contenus clairs et bien construits, sur lesquels vous pourrez mettre en avant votre expertise.

Il ne faut pas non plus oublier que l’expérience utilisateur s’appuie aussi sur différents points techniques à ne pas négliger.

Attention au temps de chargement de vos pages !

Veiller à ce que le temps de chargement d’une page soit rapide est un point-clé, par exemple. Imaginez que vous vous trouviez au supermarché. Vous faites la queue à la caisse, il n’y a que 3 personnes devant vous, mais à cause d’un problème, votre attente n’en finit pas alors que les clients défilent dans la file d’à côté. Vous finiriez par changer de queue au bout d’un moment et c’est bien naturel, non ? Alors, dites-vous bien que sur le Web, la décision de changer de site est bien bien bien plus rapide.

Un temps de chargement trop long, et c’est plus de la moitié des internautes qui abandonnent le navire et retournent sur Google cliquer sur un autre résultat. Et si 6 ou 7 secondes ne sont rien dans la vie quotidienne, gardez bien en tête que sur Internet c’est long, trop long. Google en tient compte et, même si vos clients potentiels sont persévérants, le moteur de recherche classera moins bien votre site dans ses SERP (les résultats de recherche générés à chaque requête) et vous risquez ainsi de perdre du trafic et des opportunités, même si vos contenus sont tout à fait pertinents et bien optimisés.

Qualité des backlinks et référencement professionnel

Mais ce n’est pas tout ! Grâce au machine learning, les moteurs de recherche pourront de mieux en mieux repérer les liens de mauvaise qualité. Les sites avec des liens émanant de domaines peu fiables verront alors leur référencement impacté, parfois durablement.

Or, le machine learning est également le meilleur ami des référenceurs puisque les outils qu’ils utilisent font souvent appel à l’apprentissage automatique afin d’évaluer la qualité de vos backlinks, mais aussi repérer d’éventuelles erreurs au sein d’une multitude de pages, ou encore suivre le positionnement d’un site dans les moteurs de recherche.

Netlinking : privilégier la qualité à la quantité

Grâce à leur savoir-faire, les agences de référencement sont à même, non seulement de créer pour vous des contenus adaptés et SEO-friendly, mais aussi de repérer les sites faisant autorité dans votre domaine, et qui vous permettront d’acquérir un certain indice de confiance (aussi appelé Trust Flow) si vous obtenez un lien auprès d’eux. Cet indice de confiance est essentiel pour sortir du lot dans les moteurs de recherche, et doit être privilégié à la seule quantité.

En bref : inutile d’avoir une centaine de liens auprès de domaines malaisiens traitant de poker en ligne si votre activité est la finance ! Non seulement cela ne serait pas pertinent, mais cela serait aussi totalement contre-productif puisque votre indice de confiance chuterait drastiquement.

Souvenez-vous, RankBrain étudie la cohérence d’une page et Google analyse aussi les liens. S’il n’y a aucun rapport entre le sujet traité sur votre page et le contenu qui pointe vers lui, cela ne peut que se retourner contre vous. Quant aux domaines de faible qualité connus pour faire du spam, Google sait les repérer et les pénalise en conséquence. Ne tombez pas dans le piège !

Un audit SEO pour établir une stratégie et corriger les problèmes

Avec une vraie stratégie en référencement naturel, vous pouvez organiser le développement de vos backlinks en fonction de votre budget, en vous focalisant sur la qualité, et récolter des résultats durables.

Enfin, à travers un audit SEO, vous obtiendrez un rapport complet sur des problèmes techniques que l’on ne remarque pas toujours, comme des pages en redirection ou en erreur, ou encore des cas de duplicate content dûs à une répétition de balises, par exemple.

Autant de choses que les outils de référencement faisant appel à l’apprentissage automatique permettent de repérer rapidement et avec précision. Il ne reste plus ensuite qu’à corriger chaque problème un à un en suivant les conseils de votre référenceur.

Ce travail fera une grosse différence à terme sur votre référencement : comme dans le cas du temps de chargement des pages, un site bourré d’erreurs sera moins bien positionné dans les moteurs de recherche. Or, soyons clairs : quand on possède un site avec beaucoup de pages de contenus ou tout simplement qu’on ne connaît pas la technique, il est difficile de repérer seul et à l’oeil nu ce qui est évident pour une machine.

Une fois cette analyse effectuée, le consultant SEO par lequel vous passerez sera à même de vous guider pour vous indiquer où vous en êtes aujourd’hui, et établir avec vous une stratégie en plusieurs étapes pour progresser et gagner en visibilité.

Adapter son référencement naturel aux évolutions des algorithmes

Un bon référencement aujourd’hui ne tient pas uniquement à un contenu de qualité, mais aussi à un site sans pages en erreurs ou liens brisés, disposant de backlinks de qualité. L’alliance de l’intelligence humaine et de la machine, c’est ce que tous les bons référenceurs proposent ! En passant par une agence telle que iOnweb, vous avez affaire à une équipe au fait des dernières évolutions, qui est là pour vous accompagner en fonction de vos besoins et de ceux de vos clients.

Si la révolution du machine learning est en marche, celle-ci n’attend plus que vous ! Faites appel à un professionnel du SEO, à Lyon et partout en France, et gagnez en visibilité !